Jeux interdits : L’abandon

Publié par Kanell / 4 février 2015 / 0 Commentaires

Avez-vous déjà succombé à vos pulsions ? Connaissez-vous le goût de l’abandon ? De l’interdit ?

J’avais envie de partager avec vous ces instants où j’ai pu expérimenter cette liberté totale dépourvue de notre bienséance créole.

Niveau 1 : L’abandon.


Lui, je l’ai rencontré chez une amie, à un before improvisé. Faut avouer qu’il y a eu rapidement quelque chose de chimique entre nous. Étrangement ce soir là, nous nous sommes retrouvés rapidement seuls sur ce canapé. Je n’ai jamais su si c’était pour vaincre l’ennui ou par simple envie, mais il n’a pas hésité à plonger son regard dans le mien pour me demander si je n’avais pas envie de faire l’amour avec lui.

Je suis de nature joueuse et cette impertinence décupla mon attirance pour lui…comment résister à cette proposition… et puis, à quoi bon lui répondre… Mon regard trahissait de toute façon mes envies… Ce fut une évidence, à cet instant je n’avais plus l’intention de lutter contre cette attirance.

Je me suis donc levée en fixant son regard, puis j’ai posé mes mains sur ses cuisses en les faisant remonter lentement. J’avais attiré davantage son attention, il était suspendu à mes gestes. Je me suis donc rapprochée de son visage, puis je lui ai susurré à l’oreille « Pran mwen ».

Il me prit par les hanches et me tira vers lui. Je me suis retrouvé à califourchon sur lui. Pendant que nous nous embrassions fougueusement, j’ai senti l’une de ses mains caresser mes hanches pendant que l’autre remontait vers ma nuque. Nos corps s’enflammaient, ils se frottaient l’un contre l’autre. J’avais très envie de cet inconnu, c’était indéniable et cette passion était réciproque.

Je me souviens avoir aimé sentir ses lèvres sur ma peau, sa langue chaude dans mon oreille, ses dents dans mon cou. J’ai aimé lui appartenir, j’ai aimé sentir mon corps contre le sien, sentir la pression de sa main dans le bas de mon dos, comme s’il craignait que je m’échappe.

Vous devez vous dire : « Fanm ta la pa bon, i vlé koké epi ti boug la enlè canapé zamni ay » ou encore « et si zanmis a yo ka rivini ? yo kè la kon dé couyons »

Et bien je vous rassure, malgré l’abandon total que nous étions en train de ressentir, nous avions envie de plus d’intimité. Nos corps aimantés sont donc partis à la recherche d’un lieu plus adéquat. Quand il me souleva, mes jambes trouvèrent naturellement leurs places aux creux de ces hanches. Il m’emmena dans la salle de bain et me déposa délicatement sur le rebord du meuble. Il m’embrassa, se retourna pour fermer la porte de la salle de bain, puis il me fit face.

Nous avions trouvé l’endroit parfait ! Il était temps de passer à la vitesse supérieure. À cet instant j’aurai aimé pouvoir lire dans ses pensées, il me mangeait du regard tout en se mordant les lèvres. Ce que je pouvais lire dans son regard m’excitait, je savais qu’il avait envie de me satisfaire. Quand il se rapprocha de moi, nos étreintes repartirent de plus belle. Il continua à déguster mon cou, mais cette fois-ci en tirant sur la lanière de mon dos nu. Je ne pus m’empêcher de le balancer violemment, mon empressement semblait l’amuser.

Histoire de me torturer davantage, il déboutonna lentement mon jeans et me l’enleva délicatement. Il ponctua son ascension de baisers appuyés jusqu’à rejoindre mes lèvres. Une fois arrivé à bon port, il commença à engouffrer ses doigts dans ma culotte en guettant mes réactions. Je frissonnais, je ne contrôlais plus rien, je sentis ses doigts poursuivre lentement leur progression, titiller mon clitoris pour s’engouffrer profondément et brutalement en moi.

J’en ai gémis, il était en moi, je pouvais enfin lui appartenir. L’envie était si intense que mon vagin se mit à battre contre ses doigts. Il me regarda d’un air satisfait, l’attention qu’il portait à mes réactions m’enflammait. Il retira lentement ses doigts pour les reloger aussi rapidement. J’en voulais plus et les mouvements involontaires de mon bassin trahissaient l’intensité de mon désir.

Il s’exécuta, mon souffle devint haletant, ses mouvements étaient rythmés par mes gémissements.

Soudain, le bruit de nos amis revenus nous figea un instant. Mais cette confusion ne dura pas longtemps, cet imprévu renforça notre complicité et pimenta davantage ce moment.

Comme il était resté en moi, il continua ses mouvements et commença à m’effleurer le clitoris du bout de son pouce. À partir de cet instant je ne pouvais plus m’empêcher de gémir, il accéléra ses élans et m’embrassa soudainement pour étouffer mon orgasme libéré.

Ce soir-là, nous avons eu du mal à danser sans coller nos corps… et faut dire que notre partie ne pouvait se terminer comme ça…je vous raconterai ça la prochaine fois.

Kanell

© eskaiguolker / 123RF

 

Kanell

Appelez moi Kanell. J’ai quitté mon île aux fleurs pour laisser libre cours à TOUTES mes envies. Mon âge n’a pas d’importance et bien que les saveurs de mon île m’accompagnent, je pense que ces éléments ne vous aideront pas à me connaître fondamentalement. Participer au projet de Laplisitol me permettra, à travers mes textes de vous parler de moi, de mes envies, de mes délires. Ainsi que de mon goût pour la liberté sous toutes ses formes… Je dois dire que je n’avais jamais imaginé pouvoir confier des instants de ma vie, à qui veut bien les lire. De toute façon, je compte bien tirer plaisir de cette proposition audacieuse ! Mais je vous préviens, le voyage va être mouvementé ! Je vous propose donc de céder à mon univers riche en vagabondages sensuels… ou d’aller flâner dans celui de mes camarades de jeux. Et peut-être que nous nous retrouverons ANBA FEY.

À vous de jouer!

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