Ce désir démoniaque de séduction et de manipulation

Publié par P. / 27 janvier 2016 / 1 Commentaire

Il est des fois où l’on cumule les interdits comme poussé par une irrésistible force animée par le goût de l’entrave. C’est cette force qui m’a fait poser sur mon collègue un regard différent un jour.

Avec lui, j’ai fait un assemblage de tout ce qu’il ne faut pas faire :
1/ Collègue
2/Subordonné
3/Fraîchement divorcé
4/En plein dans une nouvelle relation

En gros, le mec à ne pas regarder. Mais voilà, guidée parce ce désir démoniaque de séduction et de manipulation, je n’ai pas résisté à une proie à la fois aussi facile et compliquée.

Dès le début, j’étais convaincue que c’était du tout cuit, mais je me trompais parce qu’un homme perturbé est en réalité beaucoup moins soumis à ses pulsions. Il réfléchit (chose peu commune), tergiverse, s’abandonne puis se rétracte… Bref, un petit manège qui aura duré 6 mois avant qu’enfin, je ne réussisse à le harponner.

J’aurai pu abandonner me direz-vous, mais ce serait sous-estimer la volonté d’une femme à qui on résiste (et qui, précision ô combien utile, s’ennuie dans son travail).

Après un dîner au cours duquel j’ai sorti tous les atouts de charme que peut déployer une femme sans jamais tomber dans la vulgarité, j’ai réussi à lui voler un premier baiser. J’avoue avoir eu à ce moment un court sursaut de conscience devant cet homme visiblement torturé entre ce que lui disait sa raison et les incontrôlables spasmes de son corps. Mais comme j’ai précisé, ce fut un court sursaut, la nymphe en moi avait vite repris le dessus. L’étape suivante consistait à réussir à l’inviter chez moi et le dévorer sans qu’il n’ait le temps de protester, et qu’avec une pointe de magie, il en redemande…

Ce jour-là, mon pouvoir de manipulation était à son apogée. J’ai travaillé ma victime toute la journée, me montrant ni trop distante ni trop intéressée, néanmoins suffisamment impliquée pour qu’il s’épanche et que je sois l’oreille bienveillante dont il avait besoin. Notre lieu de travail n’étant pas propice à la discussion, l’invitation à boire un verre chez moi s’imposait tout naturellement sans qu’à aucun moment, elle ne paraisse planifiée. Il semblait vouloir pendant un instant fuir son quotidien et je lui offrais la clé des champs.
Voyez-vous ? Aucun harcèlement, pas d’insistance, juste, une invitation laissant le sujet libre de choisir.
Et il avait choisi…

Dès lors, branle-bas de combat ! Il fallait que mon appart ait à la fois l’air rangé, mais pas l’air d’attendre de la visite. Il me fallait décider d’une tenue suggestive mais pas affriolante. Du vin, j’en avais, j’en ai toujours… Une bougie, une seule, des clopes et le tour est joué pour une ambiance intimiste mais pas oppressante.

Installée sur mon canapé, la télé allumée, je l’attendais en classant des photos sur mon ordinateur, activité totalement pas urgente, mais c’est important d’avoir toujours l’air occupée. Aussi quand il est arrivé, je lui ai ouvert et lui ai prié de se mettre à son aise le temps que je termine. Il s’est assis près de moi curieux de savoir ce que je faisais et c’est comme ça qu’on en est arrivé à un petit visionnage de mes photos (précieusement choisies) de vacances : poses lascives en maillot de bain dans des décors paradisiaques, aucun homme normalement constitué n’aurait résisté. Il était normalement constitué…

C’est ainsi que dans un mouvement pour mieux observer un paysage, sa main s’est attardée sur ma cuisse et que nos regards se sont croisés, le sien implorant et le mien acquiesçant. En un battement de cils, j’avais fait disparaître l’ordinateur, l’encourageant à saisir ce moment aussi surprenant pour lui que pour moi. Ma surprise à moi venait de l’arrivée dévastatrice d’une vague de doute devant cet homme indéniablement aux abois, mais demandeur d’affection que je ne pouvais pas lui refuser. J’ai écarté la manipulatrice et je lui ai demandé s’il était sûr de lui. Il n’était sûr de rien selon lui, sauf que là tout de suite, il avait envie de moi et de se laisser aller.
Je l’ai attiré à moi et il a posé ses lèvres sur les miennes pour les goûter dans un long baiser, promesse d’une nuit de volupté. J’ai enlevé son t-shirt et il m’a attrapée pour que je le chevauche. Dans cette position, je dominais son corps chaud et musclé, mais c’est lui qui menait la danse, me débarrassant de mon haut tout en se laissant glisser vers le sol. Ses baisers parsemés délicatement dans mon cou, sur ma poitrine, mes lèvres, me rendaient folle de désir. J’ai posé mes mains sur son torse et je l’ai senti frissonner et enfoncer ses ongles dans ma peau.

Il a défait mon soutien-gorge pour libérer mes seins avides de ses caresses, les a pris à pleine main pour les taquiner du bout de la langue. La tête penchée en arrière, je les lui ai offerts pour qu’il s’en délecte. J’ai alors entrepris de défaire sa ceinture et quelques boutons de son jeans pour sentir son désir. Je l’ai senti frémir et d’un bond, il m’a allongée à terre avant de marquer un temps d’arrêt pour me regarder. J’avais l’impression que ses yeux me touchaient. Chaque partie de mon corps où ils se posaient semblait s’enflammer. Il a continué de me dénuder achevant de me rendre vulnérable et dans ma tentative de nous mettre à égalité, j’ai été délicatement repoussée. Il avait repris définitivement le pouvoir et comptait bien s’en servir. Je me suis abandonnée sous la caresse chaude de ses doigts dans mon entrejambe déjà mouillé et sans que je ne puisse crier gare, c’est sa langue qui déjà me torturait. Deux doigts en moi et sa langue écrasant mon clitoris, comment aurai-je pu penser que cet homme si timoré s’avérait être un dieu du sexe ?! Il promenait sa langue sur mes cuisses puis revenait à mon sexe, remontait jusqu’à mon nombril et recommençait encore et encore. J’ai voulu me laisser aller à cet orgasme qui se rapprochait de plus en plus, mais j’avais envie de le sentir en moi à ce moment précis où le corps n’en peut plus… Je crois qu’il l’a ressenti et quand il a libéré son sexe gonflé et tendu, comme une louve, je me suis mis à saliver ! Je l’ai pris entre mes mains pour lui faire comprendre mon intention et il s’est dégagé pour que je m’occupe à mon tour de lui. D’abord taquine avec le bout de ma langue, puis audacieuse avec mes lèvres et enfin gourmande avec mon palais. Une cadence soutenue, rythmée par ses gémissements jusqu’à ce que je sente ses muscles se tendre et que je comprenne qu’il était dans le même état que moi… Je me suis arrêtée, je l’ai regardé et je me suis offerte à cet homme qu’au départ, je pourchassais.

J’ai aimé le sentir frémir en me pénétrant et ce soupir de soulagement, cette danse qu’il a entreprise en moi de plus en plus intense, ses caresses et ses baisers doux contrastant avec la force de ses coups de reins. Il m’a relevé les jambes et à peine avais-je eu le temps de savourer cette nouvelle vague de plaisir que j’explosais autour de lui dans un orgasme surprenant de violence ! Et la satisfaction que j’ai lue à ce moment dans ses yeux a laissé la place à de la reconnaissance dans un ultime mouvement de volupté.

Écroulés à terre tous les deux, nous avons éclaté de rire et je lui ai demandé s’il voulait quand même du vin…

Nous ne sommes pas « revus » lui et moi, c’était inutile. Il s’était installé entre nous une sorte de complicité silencieuse qui ne demandait aucune explication. Je me suis simplement dite que mon acharnement des débuts était sans doute inconsciemment guidé par les signaux de détresse qu’il émettait.
L’histoire du démon calculateur devenu ange-gardien attentionné.

P.

P.

P.

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Un commentaire

  • Taleenah
    31 janvier 2016 at 5 h 42 min

    Ahlala… Que nous sommes dangereuses …

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