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Chère toi

Publié par Amy / 26 octobre 2017 / 1 Commentaire

Chère toi,

Nous n’avons jamais reparlé de cette nuit-là… Mais que pourrait-on en dire ? Pour moi, ne pas en parler, c’est un peu sauver de la beauté interdite de cet instant que l’on n’attendait pas. En tout cas, moi, je n’ai rien vu venir, je te promets.
Comment mettre des mots sur un fantasme qui devient réalité ? Comment se raconter une histoire vécue si intensément que les mots ne trouvent pas leur place ?

J’ignore quand cela a commencé, ou même comment, mais j’ai toujours voulu savourer une femme. Pas ses seins ou sa bouche ou peu importe ses attributs ; je voulais juste le creux ténébreux de son entrejambe. J’en ai rêvé. J’en ai fait l’obsession de mes programmes érotiques : je voulais pouvoir un jour toucher du doigt et de la langue le con d’une femme.
Parce que je voyais tout le plaisir qu’en tiraient les hommes et que j’en étais jalouse… Parce que je voyais tout le plaisir que j’en tirais moi-même dans mes élans nocturnes et solitaires, et que je voulais goûter à une saveur qui n’était pas la mienne…

L’opportunité ne s’est jamais présentée.

Jusqu’à ce soir-là.

Un soir de petite lune, une piscine qui n’appartient qu’à nous à une heure tardive où les honnêtes gens dorment, une bouteille de champagne que l’on se partage en partageant des futilités. Esprit vacances. On entre dans l’eau en rigolant de nos bêtises en mode top-less : peu importe, il n’y a personne. Je t’écoute me parler de je ne sais quoi, l’oreille posée sur ton dos ; c’est marrant ces vibrations causées par ta voix. C’est doux comme le ronronnement d’un animal. C’est apaisant. C’est excitant…
Embrumée par l’alcool et bercée par ton bavardage léger, je ferme les yeux.
Je n’aurais pas dû peut-être.
Parce que mon esprit, désinhibé par le pétillement joyeux des bulles, part dans un délire auquel je ne saurai pas résister. Des images sensuelles apparaissent sous mes paupières et je sens mes mains se poser sur tes hanches.
Même sous l’eau, ton corps est chaud. Je sens mes mains soudain se mouvoir sur ta peau en une caresse. Je voudrais arrêter, mais je n’en n’ai pas la force. Je dessine des arabesques sur tes hanches, remontant vers ton dos… Et tu ne m’aides pas. Car tu ne dis rien. Tu continues à papoter comme si tout était normal, alors je veux bien croire que tout l’est.
Les yeux fermés, je laisse mes doigts courir sans rien dire et mon cœur bat comme jamais… Je me vois passer ma langue dans ton cou et l’embrasser comme si c’était une autre personne qui était aux commandes, mais je sens ton souffle devenir court et il me semble que tu t’es tu, alors je sais que tout cela est vrai ; je crois entendre une voix dans ma tête me demander ce que je fous, mais je ne sais pas quoi lui répondre parce que tout ceci est tellement… Normal !
Et il y a mes mains baladeuses qui se promènent désormais sur ton ventre et les pointes dressées de tes seins et qui descendent aussi jusqu’à ce bout de tissu inutile pour te faire onduler sous mes doigts ; il y a ma bouche câline, et puis il y a toi qui te retourne et me tend tes lèvres. Et t’embrasser est simple et évident, comme si je t’avais embrassé toute ma vie. Et pourtant, je n’avais jamais pensé à toi de cette façon. Il y a bien des amies qui apparaissaient dans mes rêves, mais pas toi. Et pourtant, c’est ta langue qui joue avec la mienne

Et ce baiser n’en finit pas et je ne le souhaite pas non plus, surtout que ta main a pénétré ma culotte et que plus rien n’a d’importance que ce doigt qui furète sur les courbes de mon intimité. Ça gronde dans ma tête, mais il me reste assez de lucidité pour noter que la lumière de la piscine réagit à nos mouvements.

Sans me décoller de toi, ni de ta bouche ni de ton corps, je te pousse légèrement sur le côté jusqu’à ce que nous ne soyons plus dans l’angle du faisceau accusateur. Et dans la pénombre, les jeux de langue et de peaux et de doigts et de souffle continuent et je ne sais qui de nous deux gagne ou perd.
Et toujours sans savoir comment, je te prends soudain par les hanches, te soulève si facilement, t’assieds sur le bord de la piscine… Ta fleur est pile à la hauteur de mon visage et passer de tes lèvres à tes lèvres est d’une désarmante simplicité. Tu t’allonges pour être plus à ton aise tandis que je glisse ma langue dans la chaleur de ta chatte. Je crois t’entendre gémir quelque part, mais je ne sais même pas. Le monde se cantonne à cet endroit-là ! Du pouce, je taquine l’entrée douce de ton vagin ; tu as un goût de piscine. Tu as un goût d’eau fraîche.

Et je voudrais t’aspirer !

Je te caresse de la langue et du doigt, ignorante de ce que je fais ne l’ayant jamais fait, mais de furtifs regards vers toi me laissent entendre que je n’ai pas tout faux… Sucer une femme mon dieu, c’est comme je l’imaginais. Je voudrais rester là pour toujours. Je ne crois pas qu’il y ait meilleur endroit que là. Parole de femme !

Je ne sais pas si tu as joui. Je n’ai pas su reconnaître les signes et mes sens sont vaporeux. Et je n’oserai jamais te le demander… Je voudrais pourtant savoir si c’était bon, et si c’était à refaire ce que je devrais refaire. Ou pas. Mais je n’oserai pas…
Je n’ai rien vu venir, je te promets, et je n’en parlerai pas. Mais merci pour ce petit cadeau inattendu. De femme à femme. »

Amy

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Un commentaire

  • Key
    30 octobre 2017 at 21 h 50 min

    Merci pour ce partage ma chère Amy. J’ai moi-même connue quelques….. »envies » de cet ordre il y a de ça quelques années. Seule ma meilleure amie est au courant et d’ailleurs elle s’était bien foutue de moi 😀

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