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Je pensais t’aimer car je croyais te connaître

Posted By Blueberry / 21 novembre 2017 / 1 Commentaire

Lettre ouverte

Je ne dirai pas que je t’aime, mais notre relation a commencé si soudainement et intensément que la passion m’a emportée et m’a fait penser des choses. La passion a fait que, plus le temps passait, plus nous nous étions résignés à faire partie de la vie de l’un et de l’autre et d’enfreindre l’interdit.

Je pensais t’aimer car je croyais te connaître. Et puis au fur et à mesure, j’ai fait la connaissance d’un homme perfide, affamé de l’attention d’autrui. Tu voulais que l’on te regarde te pavaner dans ta vie si bien rangée sans savoir qu’au fond la passion se déchaînait dans le creux de nos corps. Tu es le (ou son) doudou parfait, toujours à l’écoute, toujours exemplaire. Je ne fréquente que l’amant, tellement différent, peut-être plus fragile et si sensible. Et puis le revers du décor : tu excites qui veut, telle une salope au vécu difficile, tel un enfant maltraité par le temps, tel un malade en manque de morphine.

Je suis ta morphine.

« Tu fais partie de moi »… « ou an didan mwen » pawol toujou ké tombé *! Je m’étais dit que ce genre de relation à pulsions sexuelles ne dure jamais et heureusement. Mais vu l’intensité des sentiments et de l’attachement, nous serions forcés d’être amis au final. Moi le journal intime, qui sais tout et qui partage les peines et joies d’un être égocentrique. Je m’étonnais d’être si détachée, et de voir que mes sentiments étaient plutôt amicaux. Et ton besoin de me parler grandissait, sans réserve. Tu m’as confié des choses et, sans jugement, tu en as puisé de l’apaisement.

Et moi nympho… toujours en train de comptabiliser mon km à l’année. Me disant que si je te garde juste pour m’envoyer en l’air cela me permettrait de ne pas chercher une compagnie pour l’hiver. Et puis… la loyauté symbolise tant pour moi. Tu n’aurais dû être qu’un coup d’un soir… Soyons sûr d’une chose : l’amour n’a jamais été au goût du jour.

La nouvelle est arrivée à mon oreille telle un déclic. Un bébé. Je me suis dit que si c’est quelqu’un d’autre qui me l’annonce (en l’occurrence la mère) et pas toi directement cela voulait désormais tout dire. M’as-tu ne serait-ce que considérée ? M’appeler, discuter de choses et d’autres en omettant le plus important… Attendre ton toupet?

Je suis blessée mais pas comme une personne amoureuse. Je suis, j’ai été ton amie. Nous avons partagé tellement de choses, nous nous sommes soutenus. De vrais amis oui… Et tu le penses encore. Moi plus.

Blueberry


ou an didan mwen : Je t’ai dans la peau
pawol toujou ké tombé : les belles paroles pleuveront encore

Blueberry

Je suis une passionnée qui aime écrire et partager ses écrits avec ceux qui veulent bien lire.

Un Commentaire

  • michel
    24 décembre 2017 at 18 h 11 min

    et ils sont bien!!

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