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Et puis sans crier gare…

Posted By Editorial team / 4 août 2018 / 0 Commentaires

Alors… Tu crois que c’est un connard parce qu’il t’a dit d’arrêter de t’emballer, de calmer les battements de ton cœur désordonné, de cesser de battre des cils et de minauder ?

Alors… Tu le traites d’enfoiré parce qu’il te rappelle gentiment qu’il n’y a pas vraiment de « nous », que c’est un plan de derrière les rideaux, que vous l’aviez convenu, que c’était entendu, petit deal de base entre adultes consentants ?

Alors… Tu lui casses du sucre sur le dos parce qu’il ne t’appelle que pour ÇA, qu’il ne te voit que pour ÇA, quand lui vit même dans tes rêves et que sa présence marque constamment et tes draps et tes chimères ?

Mais non, ma fille ! Ce n’est pas lui !


L’enfoiré,
L’empaffé,
Le scélérat !

C’est celui qui s’installe avec toi dans le cocon douillet du plaisir, celui qui te fait jouir l’âme confortablement encastré dans tes chairs, celui qui dit des mots doux à ton réveil enduisant tes pensées du sirop de son miel.
Celui qui ne dit pas « te baiser » mais « te faire l’amour » avec le regard lourd de promesses, celui qui avec toi construit des châteaux en Espagne, posant chaque jour une nouvelle pierre à votre orgasmique édifice, celui qui susurre dans les creux de ton corps et qui murmure sur le bord de toutes tes lèvres…
Celui qui te donne ses caresses, qui se pose sur ton sein pour s’enivrer de ton parfum, qui t’écoute parler le souffle serein, qui t’offre des secrets d’alcôve et dessine ses émotions sur ta peau nue, sculptant du doigt les contours de projets à deux ;
Celui qui lèche tes blessures aussi savamment qu’il te lèche les tétons, qui soupire quand il doit repartir, qui te souffle au visage son désir, qui partage avec toi cette partie de sa vie que personne ne connaît, qui est doux ;
Celui qui câline ton esprit enfiévré, qui l’apaise d’un simple « hello mademoiselle », qui d’un sourire te donne des ailes….

Et qui t’abandonne.

Qui te tourne soudain le dos te laissant dans le noir et le froid, à la merci de questions sans réponses, qui te rendent folle et te dérobent ton sommeil.

Celui dont les phrases disaient presque je t’aime, dont le poids du corps sur le tien avouait un silencieux « tu m’appartiens », le mec jaloux de rien, l’homme qui répondait d’une pression tendre de la main au rythme endiablé de ton cœur, qui plantait ses crocs dans ta chair comme pour voler des morceaux de toi et les garder pour lui, enfouis comme un trésor ; qui s’agrippait sauvagement à tes hanches comme pour ne pas sombrer.
Celui qui disait avoir besoin de toi, envie de toi autant dans son lit que dans sa vie, qui parsemait des gouttes d’espoir partout autour de toi comme autant de rochers minuscules qui te conduiraient à son amour.

Et qui s’en va.

 

Te quitte sans même le dire.  Sans même oser l’écrire. Qui sort de ta vie sur la pointe des pieds alors qu’il y était entré avec grand fracas et force éclats de rire, faisant pénétrer dans ton quotidien la musique, et la danse, et la joie… et les tourments.

Et ton vagin esseulé dessèche tandis que tes yeux ne cessent de mouiller.

Amy

©

Editorial team

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