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Alison, débauche d’une jeune femme

Posted By Yummy Mq / 1 février 2017 / 1 Commentaire

Je m’appelle Alison et j’ai 18 ans, une jeune femme qui physiquement n’a plus rien de l’adolescente, un physique qui ment, en pleine santé, resplendissante.

Je vis pleinement et comme je l’entends ma vie de jolie miss aux charmes étourdissants.

Mes parents sont souvent absents et à défaut de crever les abcès dans nos rapports, je fais dans l’excès, je fais sans eux, je fais abstraction d’eux, de leur invisibilité, celle qui fait depuis quelques années mon instabilité. Ils sont soustraction. Se sont soustraits des addictions que je multiplie, additionnant les conneries, sans jamais réfléchir à l’inconnue qui serait l’origine de cette somme de conneries. Compter sur eux relève de la rêverie alors que les chiffres ils connaissent, à croire qu’il n’y a que ça d’important dans leur vie.

Je vais, je viens comme je veux, avec des étoiles plein les yeux.

Celles qui ont en partie fait mon éducation, sont ces étoiles de la télé-réalité, ces femmes superficielles qui envahissent la toile. Télé-réalité, ce mot me choque aujourd’hui car rien de ce qui passe à la télé n’est réalité mais réalisé avec des gens qui comme moi ont perdu toute notion de La réalité, quasi morts, alités, sans aucune moralité.

J’ai donc évolué avec ces personnes, qui m’impressionnent. Elles ont comme les filles « in » de mon école le dernier iPhone , elles sont belles, elles sont bonnes, sauf à l’école, leur Ass remplace leurs neurones. Les mecs les collent et de ça elles raffolent. À des jeux de séduction elles s’adonnent et leur personnalité quasi inexistante elles abandonnent devenant carrément folles.

Je m’appelle Alison et j’ai 18 ans.

J’aime la nuit, j’aime la fête, j’aime m’en mettre plein la tête même si le lendemain elle me fait mal parce que je suis partie en sucette. Je reconnais parfois être bête. Après une crise de foie il est possible que l’opération je répète. Un jour ça rentrera peut être, dans mon être vide et en plein mal-être inconscient qui me scie lentement.

Je plais, je sais, les autres filles me haient, on dit haïssent? Je supposais.. c’est vrai j’ai su poser ma tête et mon corps dans cet univers magique qu’est le monde des grands, celui de la nuit surtout. Chaque femme plus que trentenaire ou presque le sait, ma génération sait avoir l’allure sans les années sans la marmaille et sans le CV. C’est sévère mais c’est la vie, vie dans laquelle je vis pour ma survie, alors je sur vis, dévies de cette vie sans vie en étant visible.

Ma carte pour avoir une visibilité, des followers, est donc ma jeunesse.

J’ai toujours aimé les belles choses, comme moi, je ne suis pas une chose mais je connais les atouts dont je dispose et ils peuvent me servir à toute chose dès lors qu’un refus est
essuyé auprès de papa maman. Ce qui est très fréquent depuis que j’ai atteint la majorité que j’attendais tant.

Je m’appelle Alison et j’ai 18 ans.

J’ai rencontré un homme, parfait, fait pour moi, plein aux as, attentionné, pas trop de ventre, et la main sur le coeur. Il est accro à moi et à mon corps, à ma jeunesse à ma joie de vivre, à mon insouciance. Il est parfois bizarre mais il me gâte.. et je pense avoir exclu toutes ses autres pétasses.

Avec lui j’ai l’amant, l’ami, le frère et le papa qui ne sont pas là. Ces gens qui en réalité ne sont jamais là pour moi. Il me donne l’attention de tous à la fois, alors en lui j’ai foi même s’il m’a déjà menti plusieurs fois. Pas lasse de pardonner, je fais fi de tout ça et lui emboîte le pas sans faire de chi chi quand il me dit «viens on s’en va, j’ai une surprise pour toi…»

Des cadeaux et des cadeaux, j’adore ça!

Avec lui je plane, je rêve, avant le cauchemar.

Je m’appelle Alison et j’ai 18 ans.

Je découvre que j’attends un enfant d’un homme, marié et séropositif.

J’apprends que je suis…

J’apprends que j’étais accro à un type qui s’est joué de moi, qui a joué avec ma vie. Que je lui ai fait confiance mais qu’il n’était qu’apparence, un appât rance. Un chemin de fer vers ma déchéance dans cette vie en décadence. Moi qui rêvais de strass et de romance.

J’apprends que.. la vie devant moi, je veux mourir maintenant.

J’apprends que je n’aurai jamais que 18 ans.

Je m’appelais Alison, J’avais 18 ans.

Suicidée.

J’aurai pu vivre autrement, plus longtemps mais la vie en a voulu autrement.

La faute à mes parents? Au XXI e siècle et à ses vices banalisés? A ce type qui m’a tué sans me tuer? A un monde lui même condamné?

Je m’appelais Alison, ébauche, débauche d’une jeune femme.

#Prévention.

Pas seulement contre les dérives et tristes sorts liés au sexe, mais contre les attaques subies par le mental fragile de nombreux jeunes. Contre la merde qu’on leur met dans les yeux et dans le crâne. Contre tout ce qui les éloigne de la réalité et les privent de leur intelligence avant même qu’il n’aient conscience d’en avoir une.

Dans le sexe, confiance ou pas, protège toi.

©Canstockphoto/

Yummy Mq

Je suis toutes les femmes que j’ai envie d’être quand j’en ai envie. Une âmeureuse de la vie. A la fois gourmande et gourmandise. Femme des îles, électron libre. Une rêveuse passionnée de lecture et d’écriture. J’aime dire ce que je pense, plaire ou ne pas plaire, parfois provoquer, jouer, créer. J’aime surtout véhiculer des messages que ce soit de manière très subtile ou à l'inverse très explicite. Je n’aime pas les codes, les protocoles, je me vois comme un disciple inné de l’amour indiscipliné: mon mentor, mon maître, mon moteur. Cet amour qui n’est pas pas coeur, pique, trèfle ou carreaux, mais tous selon les évènements! Avec ses différents enseignements. Il demeure quelle que soit son intensité. Parfaitement imparfait tant il a le pouvoir de vous dévoiler à vous même vos forces et vos faiblesses. Wouah je suis partie dans un trip là! Bref! Echanger de bonnes vibrations, être libre. Par dessus tout, partager des moments privilégiés avec ceux que j’aime. Ecrire sur le webzine c’est partager avec les autres. Quoi? Mon instinct ne me dit pas tout. Au fil des mots vous saurez. En tout cas je suis heureuse de voir que les femmes s’expriment. Il était temps! Le sexe et l’amour n’ont pas à être tabous.

Un Commentaire

  • Avatar
    Blue971
    5 mars 2017 at 0 h 00 min

    Très beau texte ,pour un très bon message.

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