Post Image

Épisode 6 : Interlude

Publié par Loki971 / 3 août 2018 / 0 Commentaires

Avec le temps, ma Clara, je serai près de toi…

Mes propres mots résonnent, dans le vide du présent, sans rien trouver pour leur faire écho. Mes souvenirs d’elle s’estompent progressivement et font place à la tristesse et à l’amertume.
Clara, bientôt un mois, un mois que je ne t’ai vue, un mois entier sans respirer ton odeur, sans la sensation délicieuse de ton corps chaud tout contre moi.

01H00 du matin, dans mon appartement, mon sommeil s’est coupé. L’ambiance est lourde, pesante, la pluie racle les carreaux de la fenêtre et dans le noir du séjour, tout est calme, immobile.
Sans fermer les yeux je te revois encore, délicieuse et avide, nue sur la table de mon séjour, respirant le sexe.

Machinalement, je reprends mon téléphone et relis une fois de plus notre dernière conversation. J’aurais pu comprendre, et j’ai vu sans croire l’inévitable, bercé que j’étais par des rêves impossibles.

« J.C, ce n’est pas ce pourquoi j’ai signé »

C’est ce que tu me dis Clara, avec raison, que de la baise, c’était l’entente initiale, la réponse avait précédé la question. Mais voilà, tu m’as vu tomber pour toi, et au delà de ton corps, te désirer toi, ma muse, ma reine et ma chienne, objet de mon désir, sujet de ma perte.

Deux semaines auparavant, j’avais bien vu que quelque chose n’allait pas, tes photos et tes vidéos coquines se faisaient plus rares. Puis nous avons eu une discussion.

« J.C, je ne te sens pas, tu n’es plus là. »

Oui, j’ai changé, à mon insu, parce que tout simplement, je suis tombé amoureux de toi, Clara…

Temps pourri, la pluie ne cesse pas, il commence à y avoir du vent, la température du salon descend, ce n’est définitivement pas un temps à se morfondre. Si je reste là, c’est clair, la dépression m’emporte.

Je ne peux m’empêcher de penser à elle…
Trop c’est trop, je retourne me coucher. Je passe la nuit comme ça, hanté par ses soupirs, par la sensation de sa fente humide sur ma queue, par ses caresses, le son de sa voix et l’odeur de ses cheveux.

Le jour me retrouve comme il m’a laissé : vide, exsangue, privé d’une partie de moi-même, avec une érection d’âne qu’une seule personne saurait satisfaire.

Clara, j’en suis au point où c’est toi ou rien. Comme tous les matins, j’attends patiemment son premier message, signe que nous pouvons nous parler sans risquer d’être interrompus ou surpris par son compagnon.

Eric, cet homme dont je connais presque toute la vie et qui ignore jusqu’à mon existence, cet homme que j’envie quand elle est près de lui, mais pour qui j’ai de la compassion quand elle est près de moi.

Et à y penser, je rigole tout seul, au fond nous sommes aussi cocus l’un que l’autre…

7h, 7h30, 8h, 09h, je suis encore suspendu à ce maudit téléphone, sursautant de joie à chaque signal, retombant dans une peine encore plus intense quand je me rends compte que ce n’est pas elle.

Ses messages se sont progressivement fait plus rare, au-delà d’être platoniques, et maintenant, depuis deux jours, plus rien. Aujourd’hui, c’est le dernier jour que j’attends, après, ce sera fini.

10h30, je suis maintenant sur la route, résigné, ce rêve aura été doux…

Message

Clara : « Bonjour JC »

Qu’elle aille au diable !

Clara : « Allo ? »

Mais vraiment !

Clara : « J.C, à quoi tu joues »

Mais toi, à quoi tu joues…

« Bonjour Clara »

J’ai arrêté la voiture.

« Dsl j’étais sur la route. Comment vas-tu ? »

En ka gadé toupé ay !

Clara : « J.C. j’ai quelque chose à te dire, t’as un moment ? »

Je l’appelle.

« Bonjour Clara, dis-moi. »

Pas de temps à perdre, pour moi, ce passage-là du film, je le connais, pour l’avoir vécu bientôt une dizaine de fois. C’est le fameux moment où la femme adultère, repue de vice, informe son cokeur d’un soir que finalement, « tu sais », nous avons passé un « bon moment », mais que ce serait mieux pour nous deux si on en restait là. Ce fameux moment où ma prestation est terminée et où l’on me remercie pour mes charmants services, promettant parfois de « rester en contact » ou que « quand tu es dans le coin, on s’appelle ».

Mais là tout de suite, ça me ferait chier d’entendre ça, ça me ferait mal. Clara, elle est plus que ça pour moi, d’une façon que je ne sais expliquer, cette femme, quand elle me touche, au travers de ma peau, mes muscles, mes os, elle touche mon âme. Quand je suis dans ses bras, j’oublie le temps qui passe.

Une éternité, ma gorge se serre, j’attends sa réponse….

« J.C, tu sais, j’ai réfléchi, avec ce qui s’est passé ces derniers jours. Je pense à toi, beaucoup
– Mais…
– J.C, laisse moi finir, ne pense pas à ma place, j’ai horreur de ça
– … Je t’écoute.
– J’ai eu une proposition de mission, pour un client en Guadeloupe. Ça va durer environ un an et je serai là tous les mois.
– Je suis scot-ché. Pas de précipitation, j’attends la suite…
– Je veux que les choses soient claires. Ne crois pas que je n’apprécie pas ce que l’on fait »

Ah ben en fait non…

« J’aime Eric, il me rend heureuse. »

Là, j’ai envie de lui raccrocher à la gueule. Cette manie qu’ont les femmes, de penser que parce que nous sommes des hommes, nous n’avons ni sentiments, ni amour propre. Même le plus invétéré des queutards a au fond de lui un coeur qui bat… Et tous les hommes se cachent pour pleurer…

Ma gorge est nouée, j’ai du mal, beaucoup de mal avec ce qu’elle est en train de me dire. Je ne devrais pas, après tout, ça ne pouvait pas se terminer autrement.

« J’ai quand même envie que l’on se revoie, tu sais. J’aime comment tu me touches, comment tu me parles, comment tu me tiens. J’aime jouir sur ta queue et enrouler ma chatte sur tes doigts.
– Clara, j’ai du mal à te suivre
– JC, je veux te revoir, mais pas comme tu es, là.
– D’accord, mais qu’est-ce que tu entends par là ?
– J.C, ne me prend pas pour une imbécile, tu sais très bien de quoi je parle. Je ne veux pas que quand on baise, tu me regardes les yeux remplis de tristesse. »

Ben ça ma grande, pour l’instant, je n’y peux pas grand chose. Mais continue comme ça et soit assurée que la prochaine fois, c’est la rage que tu verras…

« Clara, j’ai aussi envie de te revoir, et actuellement, j’avoue que je suis prêt à faire quasiment n’importe quoi pour ça. Tu me manques aussi, comme tu étais avant, pétillante, insouciante, à m’envoyer des photos de ton cul ou des vidéos de toi en train de te masturber. Cette Clara là me manque beaucoup aussi tu sais. »

Allez comprendre, à quel moment tout a changé… Est-ce que c’est parce que c’est moi qui suis tombé pour elle ou alors, est-ce que c’est elle qui se lasse, au fond. Clara la terroriste des pieux, qui veut tout, tout de suite, en tout temps, en toute heure, un homme virtuel à 850 km, aussi charmante que soit sa voix et ses histoires, est-ce que c’était suffisant pour elle ???

« Je dois filer, je ne peux pas rester, je suis déjà en retard pour le boulot.
– J.C, j’arrive après-demain. J’ai mon hôtel, je prends une voiture, je reste une semaine. Viens juste à l’aéroport s’il te plaît. »

Elle est douce, polie, et là, c’était une demande. C’est très loin d’être dans ses habitudes.

« Ok. Bisous, bonne journée à toi
– Bonne journée à toi aussi J.C »

La journée passe, puis le lendemain. Silence radio, je n’entends pas parler d’elle. Un message le dimanche vers 6h avec son numéro de vol et son heure d’arrivée. Elle sait que je serai là.

Et me revoilà, une nouvelle fois, dans ce putain d’aéroport de merde, à attendre comme un fucking connard la femme de quelqu’un d’autre pour la baiser comme lui ne peut pas… Là tout de suite là, 80% de moi-même n’a qu’une envie, se barrer et la laisser là, pour qu’elle comprenne ce que ça fait.

Mais les 20% qui restent sont plus fort. Les 20% qui ne peuvent plus respirer quand elle n’est pas là. Les 20% fans de son sourire, de son rire chaud comme le soleil et de son odeur de cannelle.

Le vol n’a pas de retard, les passagers débarquent, elle récupère ses valises. Le sourire et l’excitation de la dernière fois ont laissé place à l’angoisse et au stress.

Ça y est, elle a ses bagages, elle se dirige vers la sortie.

Ma gorge se serre à nouveau. Elle se rapproche, j’ose à peine la regarder. Et puis merde…

Je la prends dans mes bras, Clara, c’est fou ce que j’aime ton odeur. Mes lèvres touchent les siennes, je l’embrasse, elle se laisse faire. Une larme roule le long de ma joue.

Elle me regarde et l’essuie avec sa main, gentiment. Elle m’embrasse à nouveau.

« Je sais JC, je sais… Tu vois comme tu es, c’est exactement ce que je ne voulais pas qui arrive. »

Elle m’embrasse à nouveau.

« Viens… »

Clara me tient par la main, comme on tient un gamin à la sortie de l’école. Je la suis, docile, je me laisse faire. Nous quittons l’aérogare pour aller récupérer sa voiture de location. Les clés en main, une navette nous amène à la voiture. Je mets ses bagages dans le coffre, et je m’apprête à partir quand elle m’apostrophe.

« Où tu vas ? Monte dans la voiture. »

Ça, c’est la Clara que je connais. Je grommelle, et je m’exécute.

« Clara, en ja diw pa palé ban mwen konsa, en pa kanmarad aw »

Elle explose de rire. La tension est passée, j’aime quand elle est comme ça. Je ne l’avais même pas regardée. Légèrement plus fatiguée que d’habitude, mais toujours aussi jolie. Habillée simplement, un ensemble jean, veste plus pantalon avec un bustier blanc.

Elle tourne la clé, nous sommes partis. Et puis merde, tant qu’à ce que ce soit parmi les dernières fois, rien à foutre, je profite d’elle jusqu’au bout.

Alors qu’elle conduit, je pose ma main sur son genou, pour tâter le terrain, puis sur sa cuisse.

Elle sourit.

Je fais alors monter ma main à son entrejambe, pour saisir sa chatte au travers de son jean moulant.

Elle jubile. Je ne suis même pas sur qu’elle sache où elle va….

« Conduis Clara, lui dis-je alors que mes caresses se font plus insistantes. »

Elle réprime des gémissements, qui, au bout de quelques minutes, s’échappent de ses lèvres.

Mouille, gémis ma Clara, profite, c’est l’une des dernières fois…

Je n’avais pas fait attention, mais nous nous écartons de la nationale pour rentrer à l’intérieur des terres à Baie-Mahault. Elle sait où elle va.

Nous arrivons dans une zone où les habitations se font de plus en plus rares, près d’un champ de canne. La dépente nous donne un avantage, en s’écartant légèrement de la route, personne ne nous verra.

Elle a compris, j’ai compris.

Ma Clara, je vais te défoncer, tu le mérites. Elle coupe le contact et, encore attachée avec sa ceinture de sécurité, elle empoigne ma nuque pour fourrer sa langue dans ma bouche.

Comme c’est bon, comme ça m’avait manqué…

Ses mains cherchent fébrilement son sac à main puis fouillent rapidement pour attraper un préservatif. Nous sortons de la voiture, la journée se termine, le soleil est en train de se coucher. À côté de ce champ de canne, à l’abri des regards, elle se baisse devant moi, ses yeux brillent, pour empoigner ma queue dure et la fourrer au fond de sa gorge.

Pendant qu’elle me suce, je l’entends gémir de plaisir. Elle est à fond, elle a faim, ma bite lui manque. Je la relève pour l’embrasser pendant qu’elle déboucle son pantalon.

Pantalon sur les genoux, appuyée sur la portière Clara a savouré ma queue dans sa chatte pendant près d’une demi-heure. À coups secs, fréquence soutenue.

Elle a gémi de tout son saoul, mouillé comme la cochonne qu’elle est, mais elle n’a joui que lorsque j’ai commencé à faire vibrer son clito avec mes doigts, gratifiant ainsi l’herbe sous nos pieds de giclées de mouille à deux reprises.

La nuit nous a surpris, et avec elle les moustiques, ce qui nous a forcés à nous arrêter.

« Clara, ma voiture est à l’aéroport… »

Elle rigole.

« Et ??? »

… Mais qu’est-ce qu’elle m’énerve quand elle fait ça. Mais au fond, je l’aime comme ça aussi.

« Et rien. Ramène-moi s’il te plait »

Je n’ai pas joui, mais c’était bon quand même. Là, j’ai recommencé à réfléchir, et ça ne me fait pas de bien. Je suis en colère. En colère contre moi-même, pour ne pas savoir dire non à cette femme qui se fout éperdument de ce que je peux ressentir pour elle. En colère tout court, parce qu’une fois de plus, je me fais du mal tout seul…

La route passe, je ne dis mot.

Elle me redépose, je l’embrasse sur la joue puis la salue en lui disant d’être prudente quand elle rentre.

Parcmètre, voiture, maison.

22H, 00H, 01H du matin. Encore…. Je ne dors pas…

Mon téléphone sonne.

« Clara »

« JC, je suis en bas, ouvre s’il te plait… »

Loki971

©Canstockphoto/

À vous de jouer!

Vous aussi partagez avec nous votre petite confidence érotique en nous l'envoyant par mail ou via notre formulaire!

Et n'hésitez-pas à échanger avec nos charmant(e)s Confident(e)s, en leur laissant un petit commentaire ci-dessous!

Aucun commentaire

Aucun commentaire

Commenter

Votre email ne sera ni publié ni partagé. Les champs obligatoires sont marqués *

Similaires

Centre de préférences de confidentialité